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Votre petite merveille a enfin pointé le bout de son nez, vous êtes folle de joie et pourtant … Vous avez envie de pleurer pour un rien, vous êtes susceptible, vous vous isolez, … Vous voilà au pays du baby blues.

Qu’est-ce que le baby blues ?

Ce dernier se manifeste en règle général dans les 3 à 10 jours qui suivent l’accouchement.

Même si son origine reste assez floue et incomprise, on avance souvent deux hypothèses pour l’expliquer :

  • La baisse brutale de la concentration en hormone progestative (en effet, cette concentration ne fait qu’augmenter durant 9 mois pour finalement chuter brutalement à l’accouchement)  et
  • la métamorphose auquel le corps doit faire face. Votre bébé n’est plus dans votre ventre ! Toutes vos émotions sont exacerbées. Votre peur de ne pas être à la hauteur vous semble insurmontable.

Rassurez-vous vous n’êtes pas la seule dans le cas, alors, surtout, osez en parler ! Différentes études montrent que le baby blues concerne entre 50 et 80% des accouchées. Il ne dure normalement qu’une courte période.

Il ne faut pas confondre le baby blues avec la dépression du post-partum qui elle, s’ancre chez la maman de façon plus importante dans le temps et dans l’intensité des émotions négatives ressenties.

Symptômes du baby blues :

Ils sont nombreux et varient, bien sûr, d’une maman à l’autre mais on peut en citer les plus fréquents :

  • sautes d’humeur;
  • perte d’appétit;
  • insomnies;
  • difficultés à se concentrer;
  • pleurs;

Si ces symptômes se prolongent au-delà de 15 jours ou s’intensifient, la prudence est de mise.  Il est possible que le baby blues se transforme en dépression du post-partum. Cette dernière doit être impérativement traitée par un spécialiste de la santé tel qu’un psychiatre.

Première chose importante: NE CULPABILISEZ PAS !!!! 
Cela arrive même aux femmes qui se définissent comme ayant un  fort caractère. Cela ne fait pas de vous une personne faible ou une mauvaise maman.

Ensuite, parlez-en à votre entourage afin qu’ils puissent vous « chouchouter » tout au long de cette période un peu compliquée. Il ne s’agit nullement d’une faiblesse que de reconnaitre cet état. Ne restez pas seule. Il est important que la maman s’entoure de personnes proches et surtout positives qui la rassurent sur sa capacité à bien s’occuper de son petit bout de chou.

En tant qu’être humain, l’inconnu nous a toujours fait peur. Alors, quoi de plus normal que de se sentir envahit par la peur quand vous devenez tout à coup responsable d’une toute petite vie qui n’est autre que la chair de votre chair. Vous n’êtes pas anormale, vous devenez subitement responsable d’une autre personne que vous-même, ce n’est pas rien ! Ne perdez jamais de vue que quoi que vous pensiez, il n’y a personne d’autres de mieux placée que vous-même qui savez ce qui est bon pour votre petit. On parle souvent d’intuition, de ressenti très particulier quand il s’agit de la santé de votre enfant… Ecoutez-vous, faites- vous confiance… Répétez-vous en boucle « Je peux y arriver, je suis une bonne mère pour mon enfant ». Votre enfant n’est pas arrivé là par hasard… Il vous a choisi car lui, il a confiance en vous;  à vous d’en faire de même.

Marie Coune